Je sais. Je connais. La douleur, voir les paysages tourner autours de tes yeux. Les spirales sombres de ton coeur te dévorer peu à peu. Ouvrir brusquement les yeux, le temps est une musique, qui s'emballe ou meurt. Malgrès tous ses soupirs et silences, la partition continue. Alors oui ce refrain, ce passage arrive, celui que tu attends en sachant qu'il passera. Déja l'on commence à réfléchir à l'effort nécéssaire pour sauter les lignes. A deux nous repousserons chaque mesure, comme des parenthèses nous protégeant, nous rapprochant. Rêves d'amour, rêves de proximité. L'absence me tue.
De là je me dis que si tu le vis aussi, je m'en excuse. Jamais je ne voudrais te voir souffrire. Si ton coeur pleure alors les larmes qui en découleront bruleront le miens de promesses intenues. Tout ce qui importe maintenant, c'est que l'avenir m'apparaisse près de toi. Que je puisse le voir approcher. Afin que chacun de ces jours d'attente puisse conserver un sens heureux. Me dire que le froid d'aujourd'hui changera la pluie en une neige immaculée. Que cette nuit sombre brillera d'étoiles demain, et qu'enfin ce sommeil qui m'écrase abritera des rêves que je ferais dans tes bras. Pourquoi ne suis-je pas maintenant avec toi ? Puisque l'on décide pour moi. Un jour je déciderais pour eux. Je serais avec toi, où que tu soies. Car bien que la vie m'ai déja prouvé mille fois sa beauté, je n'oublierais plus sa magnificence lorsque je te regarde.
je t'aime.
10 mois


